NORTH 40 #1
Scénario: Aaron Williams 
Dessins: Fiona Staples
Alors que Joe Hill, le vrai fils de Stephen King, se démarque quelque peu du style de son père, il semblerait qu'un digne héritier du maître de l'horreur se présente aujourd'hui en la personne d'Aaron Williams.
Williams étant scénariste de BD, il est quelque peu incongru de faire un rapprochement avec une pointure littéraire, donc comparons ce qui est comparable: Joe Hill, alias Stephen King junior, a récemment cassé la baraque avec un comics intitulé "Locke & Key" dont je parlerai peut-être un jour mais dont je me contenterai de dire aujourd'hui que s'il comporte des qualités indéniables, son ton "poético-introverti" commence un peu à me gonfler. A l'inverse, on retrouve dans le North 40 d'Aaron Williams un ton épique à la Lovecraft et un foisonnement d'idées qui me font un peu penser à "The Stand" ou encore au "Needful Things" (qu'un mongolien a jugé bon de traduire par "le Bazar de l'Epouvante") du père King.
Les choses vont très vite dans ce premier numéro de North 40. Williams ne s'encombre d'aucune introduction de personnages et va droit au but, à savoir: dans une petite ville paumé des Etats-Unis, certains habitants se réveillent un jour transformés en d'horribles créatures, suite à un maléfice dont on n'est pas encore censés comprendre l'origine. A priori, deux personnages semblent sortir du lot: un jeune blond qui, bien que physiquement inaltéré semble avoir bénéficié d'un don d'invulnérabilité, et une jeune black à qui un mystérieux étranger fait cadeau d'une faux (oui, une faux... pour faucher); bien que le shérif local, une serveuse qui "voit des choses", une famille de rednecks, le fils du maire poursuivi par une zombie, et les deux blaireaux au premier plan de la couverture (accessoirement responsables de tout ce merdier) doivent certainement jouer un rôle important dans l'intrigue. Oui, je vous l'ai dit, on ne s'encombre pas trop de présentations dans ce premier numéro.
J'éspère que Wiliams saura trouver un rythme cohérent pour structurer son imagination qui semble débordante. Car il pourrait s'avérer lassant de n'avoir droit qu'à des "bouts de scène" tels que ceux que ce numéro nous donne pour l'instant. Il y a néanmoins des signes qui ne trompent pas; arrivé à la dernière page, je me suis fait une réflexion que seuls 2 ou 3 comics me font faire de nos jours, à savoir "merde, déjà..." En d'autres termes: j'en veux encore.
Prochainement: une nouvelle catégorie: Updates

Dessins: Fiona Staples
Alors que Joe Hill, le vrai fils de Stephen King, se démarque quelque peu du style de son père, il semblerait qu'un digne héritier du maître de l'horreur se présente aujourd'hui en la personne d'Aaron Williams.
Williams étant scénariste de BD, il est quelque peu incongru de faire un rapprochement avec une pointure littéraire, donc comparons ce qui est comparable: Joe Hill, alias Stephen King junior, a récemment cassé la baraque avec un comics intitulé "Locke & Key" dont je parlerai peut-être un jour mais dont je me contenterai de dire aujourd'hui que s'il comporte des qualités indéniables, son ton "poético-introverti" commence un peu à me gonfler. A l'inverse, on retrouve dans le North 40 d'Aaron Williams un ton épique à la Lovecraft et un foisonnement d'idées qui me font un peu penser à "The Stand" ou encore au "Needful Things" (qu'un mongolien a jugé bon de traduire par "le Bazar de l'Epouvante") du père King.
Les choses vont très vite dans ce premier numéro de North 40. Williams ne s'encombre d'aucune introduction de personnages et va droit au but, à savoir: dans une petite ville paumé des Etats-Unis, certains habitants se réveillent un jour transformés en d'horribles créatures, suite à un maléfice dont on n'est pas encore censés comprendre l'origine. A priori, deux personnages semblent sortir du lot: un jeune blond qui, bien que physiquement inaltéré semble avoir bénéficié d'un don d'invulnérabilité, et une jeune black à qui un mystérieux étranger fait cadeau d'une faux (oui, une faux... pour faucher); bien que le shérif local, une serveuse qui "voit des choses", une famille de rednecks, le fils du maire poursuivi par une zombie, et les deux blaireaux au premier plan de la couverture (accessoirement responsables de tout ce merdier) doivent certainement jouer un rôle important dans l'intrigue. Oui, je vous l'ai dit, on ne s'encombre pas trop de présentations dans ce premier numéro.
J'éspère que Wiliams saura trouver un rythme cohérent pour structurer son imagination qui semble débordante. Car il pourrait s'avérer lassant de n'avoir droit qu'à des "bouts de scène" tels que ceux que ce numéro nous donne pour l'instant. Il y a néanmoins des signes qui ne trompent pas; arrivé à la dernière page, je me suis fait une réflexion que seuls 2 ou 3 comics me font faire de nos jours, à savoir "merde, déjà..." En d'autres termes: j'en veux encore.
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