THE LAST RESORT 1/5

Publié le par Youtokine Toumi

Scénario: Jimmy Palmiotti & Justin Gray
Dessins: Giancarlo Caraccuzo

Si cette BD paraît un jour en France, je serai curieux de voir la traduction française du titre.
"The Last Resort" joue en effet sur la double signification du mot "resort" qui, en anglais, veut aussi bien dire "recours" que "station balnéaire". Espérons donc que celui ou celle qui s'occupera de la traduction ne soit pas la même personne qui avait jugé acceptable de traduire "Dark Knight" par "Chevalier Noir" parce que "Le Dernier Recours Balnéaire", euh... ça le fait pas trop.
Avant de lire ce premier numéro, je ne savais pas du tout de quoi il s'agissait. Juste que c'est le #1 de ce que je pensais être une "ongoing" série (il s'avère que c'est en fait une mini-série de 5 épisodes) et que le duo responsable du scénario est le même qui a réussi à relancer assez d'intérêt dans le personnage de Jonah Hex pour qu'Hollywood juge opportun d'en faire un film (prévu pour Juin 2010 aux States avec Josh Brolin dans le rôle-titre).
Après avoir lu ce "pilote", il est clair que l'idée de Palmiotti & Gray est de nous offrir un petit hommage aux "grindhouse", ces séries B qu'affectionnent Tarantino et Robert Rodriguez et que l'on appelle communément en France des "nanars".
Ce dernier terme est ici à prendre non pas au sens péjoratif mais bien avec une pointe d'affection. J'adore les nanars. Ma théorie est que les nanars sont un genre à part entière qui s'assume sans complexe, à ne surtout pas confondre avec les films ratés. Quand un film s'appelle "Le Retour des Tomates Tueuses", il est clair que son réalisateur ne vise pas l'Oscar, alors que lorsque Travolta, par exemple, a en tête de nous offrir un chef-d'oeuvre de science-fiction et nous pond au final "Battlefield Earth", ça, c'est un film raté.
Mais je digresse.
"The Last Resort" raconte l'histoire de passagers d'un avion obligé de se poser en catastrophe sur une île abritant la fameuse station balnéaire du titre, où l'on a pu voir dans les premières pages de ce numéro qu'il s'y est passé quelque chose de particulièrement monstrueux.
IDW, l'éditeur, fait partie de ces maisons d'édition mineures, genre Dynamite Entertainment, qui pourraient être taxés d'opportunisme lorsque l'on voit leur catalogue composé principalement d'adaptations BD de licences connues (Star Trek, Underworld, CSI...) mais que l'on est bien content de voir exister lorsqu'il s'agit de servir d'exutoire aux auteurs "mainstream" dont font justement partie Gray & Palmiotti. Dans "The Last Resort", ces deux-là s'en donnent à coeur joie dans l'utilisation de jurons, de scènes de cul explicites, et de gore dont on sent qu'il s'agit pour l'instant d'un petit avant-goût de ce que la suite nous réserve.
La scène d'intro est un petit bijou de moment d'horreur dont le rythme parfaitement crescendo culmine sur une pleine page particulièrement intense. Le reste du numéro est une classique introduction de personnages dont on se doute bien qu'ils vont en prendre plein la gueule dans les numéros qui suivent. Le cliffhanger à la fin de ce #1 pourrait d'ailleurs porter à croire que certains d'entre eux pourraient même ne pas revenir indemnes au #2!
Coté dessins, le style de Giancarlo Caraccuzo m'a fortement fait penser à celui du regretté dessinateur français Patrick Moerell. Un style que l'on pourrait qualifier de "semi-réaliste" qui se révèle parfaitement adéquat à l'humour potache de Palmiotti & Gray.
"The Last Resort" s'est avéré extrêmement plaisant à lire et j'en viens presque à regretter que ce ne soit qu'une mini-série, bien que je comprenne que le potentiel pour en faire une ongoing, comme le "Walking Dead" de Robert Kirkman dans la même veine, soit assez limité. Mais IDW nous a déjà fait le coup des minis à suite avec "30 Days of Night", donc on peut toujours rêver. En tout cas, une chose est sûre, les quatres prochains numéros font définitivement partie des titres sur lesquels je vais me ruer dans les mois à venir.

Prochainement: Absolution
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Publié dans Comics IDW

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